Mission 2012 – Yopé – Tsiviépé

Objectifs de la Mission Togo 2012

    Cette année est une année de transition. En effet une nouvelle mission commence… au TOGO. Nous allons donc nous intégrer dans un camp  organisé en Juillet par l’association JMV Togo, à Yopé-Tsiviépé, petit village à proximité de Lomé. Ceci, tout en prospectant les villages alentours en vue de mener des actions similaires à la mission malienne dans les années à venir.

Nous allons participer à la rénovation de centres de santé (dispensaires), à la prévention de maladies telles que le VIH/SIDA et le Paludisme auprès des populations locales et apporter des vêtements à la pouponnière de Lomé.

  Dispensaire de Yopé-Tsiviépé avant les travaux

Lomé

    Lors de notre arrivée au Togo, nous avons passé quelques jours à Lomé avant de rejoindre le village dans lequel nous passerons la majorité de la mission.

Nous en avons donc profité pour visiter la pouponnière Sainte Claire de Tokoin. Cette structure est tenue par des sœurs et héberge des orphelins âgés de 0 à 3 ans.  Nous leur avons apporté des vêtements pour bébé et avons pris connaissance de leurs  besoins pour les années à venir. Ils auraient d’avantages besoin de couches et de médicaments.

                         La pouponnière
                        Une chambre

A la fin du séjour, nous avons donné à la JMV, le matériel (crayons de couleurs, feutres et jouets…) que nous avions apporté pour distraire les enfants du  village dans lequel nous sommes intervenus  afin qu’ils l’utilisent pour leurs camps de soutien scolaire dans d’autres villages.

Yopé-Tsiviépé

    Pour cette première mission de l’été 2012, nous avons suivi la JMV dans un projet de rénovation du dispensaire de Yopé-Tsiviépé. Yopé et Tsiviépé sont deux villages distincts mais accolés dont les habitants ont en commun le dispensaire.

Le personnel du dispensaire est composé de 4 membres. Le major, gérant le dispensaire, la matrone, l’accoucheuse et une gérante de la pharmacie. Le major et la matrone sont rémunérés par l’Etat, alors que l’accoucheuse et la gérante de la pharmacie le sont par les bénéfices réalisés par le dispensaire.

Le manque de moyen dans ce dispensaire ne permet pas de soigner la majorité des blessures et maladies rencontrées. C’est pourquoi  les habitants, s’ils en ont les moyens financiers, vont se soigner dans l’hôpital le plus proche.

Tout d’abord, nous avons entrepris la rénovation de ce dispensaire. Ensuite nous avons contribué à ce que le dispensaire ait un stock de médicaments nécessaire et suffisant pour pouvoir fonctionner. Enfin, nous avons fait  de la prévention contre le VIH/SIDA.

RENOVATION DU DISPENSAIRE

Le dispensaire était dans un état d’insalubrité tel que les fonds du dispensaire ne permettaient pas de le rénover.

Tout d’abord, le toit était perforé. En effet, les chauves-souris y nichaient et leurs excréments entraînaient des trous dans les tôles constituant le toit. C’est pourquoi nous avons décidé de changer les tôles et de disposer quelques tôles transparentes afin d’éviter la venue de chauves-souris grâce à  d’avantage de lumière. Ce travail a été effectué par les charpentiers du village.

Une fois le toit achevé, nous avons commencé les travaux intérieurs. En cette saison de pluie qu’est le mois de juillet, il était important d’avoir fini le toit pour protéger le matériel et le travail intérieur.

Nous avons donc poncé et repeint  tous les murs, portes,  fenêtres et façades extérieures. Au cours de la réalisation de ces travaux, un maçon du village est venu construire un petit mur pour réduire l’entrée du dispensaire. Cela a permis  la mise en place d’un portail. En effet, les chèvres, en liberté dans le village, entraient, se couchaient et excrémentaient sur les lits et au sol. Ceci permettra donc de renforcer l’hygiène.   

                          Peinture des murs
                             Portail d’entrée

Une fois le bâtiment  rénové, nous avons poncé et repeint les lits fonctionnels mais rouillés dont disposait le dispensaire. Nous y avons ajouté des matelas que nous avons achetés à Lomé,  et que nous avons fait recouvrir d’une housse facile à laver et résistante.

Enfin, nous avons sollicité l’aide des charpentiers du village pour construire des moustiquaires jusqu’à présent absentes de toutes les  fenêtres.

A la fin de ces travaux, les femmes du village nous ont aidé à nettoyer le sol du dispensaire où régnaient poussière et  tâches de peinture.

 

      Le dispensaire avant le début des travaux
            Le dispensaire à la fin des travaux
           Chambre d’hospitalisation
                   Moustiquaire
ACHAT DES MEDICAMENTS & APPORTS DU MATERIEL MEDICAL

Nous avons commencé par trier le stock de médicaments de la pharmacie du dispensaire. En présence de la matrone et de la gérante de la pharmacie, nous avons jeté les médicaments périmés et effectué une liste des médicaments indispensables au bon fonctionnement de ce dispensaire.

Quelques jours plus tard, nous nous sommes rendus à la capitale, avec la matrone,  pour acheter les médicaments manquant chez le fournisseur habituel du dispensaire.

Nous avons ensuite fait réaliser des étagères par le menuisier du village que nous avons peintes pour ranger tous les médicaments.

En ce qui concerne les dispositifs médicaux, Pharmacien Humanitaire International (PHI) nous avait donné, avec qui nous nous sommes entretenus à  Montpellier, nous a donné  le matériel que nous jugions utile en fonction du stock dont ils disposaient. Nous avons donc apporté le matériel médical de Montpellier.

Nous avons alors fournis au dispensaire des bandes, compresses, pansements et autres matériaux que nous avons également rangés sur des étagères, construites et peintes  au préalable.

                     Pharmacie

Ce stock initial devrait permettre au dispensaire de se réapprovisionner. Les cahiers de comptes nous ont paru bien tenus et lors du rangement des médicaments, la gérante de la pharmacie a écrit au fur et à mesure les quantités fournies pour chaque  médicament dans un cahier de stock que nous avions préparé. Cela devrait permettre un bon roulement du stock. Un suivi du fonctionnement du dispensaire sera réalisé. Pendant l’année scolaire, la JMV y veillera et l’été suivant la prochaine équipe de Pharma humanitaire ira à nouveau sur le terrain avec la JMV.

Le but est d’arriver à terme à l’autonomie du dispensaire.

PREVENTION VIH/SIDA

Nous avons réalisé un après-midi de sensibilisation au VIH/SIDA par la réalisation d’un jeu de l’oie sur ce sujet avec des enfants de 15 à 18 ans. Par le biais de questions, nous avons apporté les connaissances nécessaires à ce sujet et  nous avons constaté que la plupart des enfants étaient plutôt bien renseignés. Des cours à ce sujet  sont donnés à l’école.

                   Jeu de l’oie sur le VIH/SIDA